
Cette exposition a reçu le label « Exposition d’intérêt national 2026 » par le ministère de la Culture.
À voir du 25 avril 2026 au 28 février 2027
Horaires : Du mardi au dimanche de 09h00 à 17h30
Plein tarif : 5€ / Tarif réduit : 2€
Ou visite guidée : 8€
Gratuit pour les moins de 4 ans
MADOI – DOMAINE DE MAISON ROUGE
17 A, ch. Maison Rouge 97450 Saint-Louis
0262 91 24 30

Fauteuil « confort» – Auteur inconnu
Tamarin, assise et dossier en tissu (non d’origine), années 1930‑1940, La Réunion
MADOI – inv. MO.999.1136 / œuvre restaurée en 2026 avec le soutien de la Direction des affaires culturelles
L’année 2025 a été marquée par le centenaire de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925. Cette actualité a été l’occasion pour le musée de s’interroger sur la diffusion et les influences de ce mouvement international à La Réunion. Les nouvelles orientations esthétiques de l’entre-deux-guerres en France et en Europe, qui visent à incarner la modernité, s’expriment avec quelques années de décalage dans l’île, à partir des années 1930.
Le MADOI a choisi de traiter ce sujet à travers le prisme du mobilier, plus largement de la décoration intérieure, et aborde l’architecture. Le corpus d’objets et de photographies présenté est méconnu voire inédit.
Il démontre la diffusion et la pénétration d’une nouvelle esthétique au cours des années 1930, et qui connaîtra une certaine survivance jusque dans les années 1950. On assiste à un renouveau du répertoire formel et décoratif des meubles oeuvrés localement, rompant avec les styles antérieurs. C’est la créativité et l’ingéniosité des artisans ébénistes réunionnais, qui ont su adapter leur travail du bois aux nouvelles tendances, qui sont mises à l’honneur. La création architecturale s’enrichit également d’un nouveau vocabulaire qui s’accompagne de l’usage grandissant du béton.
— APPORTS SCIENTIFIQUES —
L’exposition se distingue par sa contribution scientifique inédite, en dévoilant pour la première fois la richesse et la singularité du style Art déco à La Réunion. Elle explore un sujet jusque là peu documenté, notamment dans le domaine du mobilier où les sources sont rares. En effet, seul l’ouvrage Le Patrimoine des Communes de La Réunion publié par les éditions Flohic en 2000, référence quelques pièces de mobilier Art déco et souligne le renouveau des formes et des lignes qui survient dans les années 1930.
L’exposition apporte une contribution à la compréhension du sujet, en mettant en lumière les sources de diffusion possibles ainsi que les créations locales à travers le mobilier présenté. Les recherches préparatoires ont permis de retrouver la famille de l’artisan ébéniste Acadius Mézino, offrant un éclairage précieux sur le contexte et le processus de fabrication, le travail sur commande et les sources d’inspiration, comme les catalogues d’ameublement, en particulier ceux des Etablissements Lévitan. C’est une opportunité unique de présenter les meubles fabriqués par cet artisan, encore conservés par sa famille. Ces pièces d’inspiration Art déco, illustrent l’expression régionale de ce style.

FAUTEUIL « FER À CHEVAL »
Auteur inconnu
Palissandre de Madagascar, assise cannée, La Réunion
années 1930-1940
Collection particulière – Philippe Desjardins
L’exposition met en lumière une facette de l’architecture et du mobilier créoles moins connue du grand public. L’exposition documente :
• L’adaptation et l’interprétation d’un style international par les artisans ébénistes réunionnais.
• La création d’un mobilier hybride qui intègre l’esthétique Art déco à l’utilisation de matériaux et de techniques locaux.
• Le rôle de la Foire-Exposition de 1938 et des échanges maritimes comme vecteurs de diffusion, au-delà des seuls catalogues.
• L’impact de l’Art déco sur le patrimoine bâti de l’île, qui a laissé un bel héritage.
— DU NATIONAL AU LOCAL —
L’exposition propose également un double éclairage sur l’histoire de l’île avant la départementalisation :
• À l’échelle locale, cette connaissance est essentielle pour comprendre l’histoire et la culture de l’île.
• À une échelle plus large, elle permet d’appréhender une adaptation particulière et métissée d’un style international au sein d’une île façonnée par de multiples échanges.
Le catalogue d’exposition jouera le rôle d’une archive durable. Sa publication permettra de conserver une trace pérenne et de formaliser ces travaux de fond qui, jusqu’à présent, n’avaient pas fait l’objet d’une monographie.
L’exposition du MADOI permettra d’enrichir significativement la connaissance du sujet.
— EXPOSITION D’INTÉRÊT NATIONAL —

L’exposition Les années Art déco à La Réunion – Le mobilier de 1930 à 1950 a reçu le label « Exposition d’intérêt national 2026 » par le ministère de la Culture.
DES EXPOSITIONS REMARQUABLES
Le label « Exposition d’intérêt national » a été créé par le ministère de la Culture en 1999 pour mettre en valeur et soutenir des expositions remarquables organisées par les musées de France dans les différentes régions. Elles mettent en lumière des thématiques qui reflètent la richesse et la diversité des collections des musées de France.
UN LABEL NATIONAL
Ces « Expositions d’intérêt national » s’inscrivent dans le cadre de la politique de démocratisation culturelle menée par le ministère de la Culture. Sur l’ensemble du territoire, ce label récompense un discours muséal innovant, une approche thématique inédite, une scénographie et un dispositif de médiation ayant pour objectif de toucher les publics les plus variés, tout particulièrement dans le cadre de l’éducation artistique et culturelle.
— CONCEPTION DE L’EXPOSITION —
Commissariat de l’exposition :
Anne-Laure Garaïos, Directrice du Musée des arts décoratifs de l’océan Indien assistée de Camille Lauret, chargée de documentation et de l’action scientifique au MADOI et avec le concours précieux de Bernard Leveneur, Conservateur en chef du patrimoine,Responsable du Service régional de l’inventaire.
Scénographie :
• Scénographie : Kamboo design
• Graphisme et identité visuelle de l’exposition : Noémie Brion
• Fabrication, agencement et impressions : Labopix
• Conception et réalisation des audiovisuels : BeBass Prod & Design – Maëva Thurel et Ulric
Jacquot
• Design graphique de la borne tactile : Touchify – Noémie Ménessier
• Paramétrage des vidéos projecteurs : Laurent Cobo
• Régie des oeuvres : Maëlys Malbert
• Eclairages, peintures : Nicolas Brisso, Marcelino Gigan, Emmanuel Vigne
